FRANCE MYSTIQUE

"Que vous dirai-je à tous, chers fils de la France, qui gémissez sous le poids de la persécution ? Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims se convertira et retournera à sa première vocation. Sans doute les fautes ne resteront pas impunies, mais la fille de tant de mérites, de tant de soupirs, de tant de larmes, ne périra jamais. Un jour viendra - et il ne tardera guère - où la France, comme autrefois Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d'une Lumière céleste et où elle entendra une Voix qui lui répétera : "Ma fille, ma fille, pourquoi Me persécutes-tu ?" Et, sur sa réponse : "Qui êtes-Vous, Seigneur ?", la Voix répliquera : "Je suis Jésus de Nazareth. Il t'est dur de regimber contre l'Aiguillon, parce que dans ton obstination, tu te ruines toi-même." Et elle, frémissante et étonnée, dira : "Seigneur, Seigneur, que voulez-Vous que je fasse?" Et lui : "Lève-toi, lave-toi de tes souillures qui t'ont défigurée, réveille dans ton sein les sentiments assoupis et le pacte de notre Alliance, et va, nation prédestinée, vase d'élection, va porter comme par le passé, Mon Nom devant tous les peuples et les rois de la terre!" 
(Extrait du discours de Saint Pie X, le 21 novembre 1911, devant les Cardinaux français récemment nommés.)















Une, sainte et catholique, voilà la vraie France de Dieu.  
Et oui, la France s’étend partout où il y a des Français de coeur qui sont unis à Jésus et qui obéissent à Sa volonté. Et ceux qui ne font pas la volonté de Dieu, ne sont pas de vrais Français et où il n’y a pas de véritable Français, il n’y a pas de France. Dans cette Nouvelle-France, il n’y a aucune frontière qui peut séparer deux Français de cœur, peu importe où ils se trouvent. Le corps social de la France fut détruit lors de la Révolution française, mais son âme indestructible vit toujours, mais elle se cherche plusieurs âmes, réunies en un même lieu, qui sont prêtes à se donner totalement à elle afin de reconstituer ici le corps social de la France, soit une Nouvelle-France.
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Mais tout d’abord, pour devenir un vrai Français, il faut aimer le Sacré-Cœur de Jésus car la France est le Cœur mystique de Jésus-Christ c’est-à-dire la somme de tout ce que Jésus aime. En faisant descendre la France sur la terre, Jésus-Christ fit par elle le don de Son Sacré-Cœur aux hommes et ce Cœur veut régner sur toutes les âmes.

Alors, le Sacré-Cœur veut régner sur la France pour ensuite, par elle, régner sur le monde entier. Ainsi, en confiant Son royaume aux Français, c’est Son amour qui se propage dans le monde entier. Ainsi par la France, Jésus attire toutes les âmes vers Lui. Par la France, une âme s’élève vers Dieu. Par la France, une âme s’unit à Jésus. C’est pour cela que le salut provient des Français et de la France.  Alors, pour que Son règne soit glorieux, il faut que la France soit victorieuse dans nos cœurs.  C’est en entrant de cœur dans le royaume béni de Son cœur que nous entrons dans Son Sacré-Cœur. Nous pouvons aussi dire de la France ce que plusieurs saints ont dit du Cœur de Jésus : 

« Saint Augustin comparait le Cœur de Jésus à l’arche dans laquelle tous les êtres qui devaient être préservés du déluge se réfugièrent, et de même, dit-il, que Dieu avait ordonné à Noé d’ouvrir sur un des côtés de l’arche une porte par où l’on aurait une entrée, ainsi un des soldats ouvrit le côté de Jésus pour qu’il y eût là une porte de vie. » Le Sacré-Cœur de Jésus, Mgr Gauthey, 1922, p.271.  
 
Saint Pierre Damien disait que « Les âmes qui se réfugient dans le Cœur de Jésus y sont défendues contre les embûches des esprit malins, comme la colombe qui s’abrite dans le creux du rocher y peut braver les serres du vautour. » Le Sacré-Cœur de Jésus, Mgr Gauthey, 1922, p.272.
 
« Saint Bernard, dans ses ardentes contemplations, s’adressait à Notre-Seigneur : « Votre côté a été percé afin de nous y ouvrir une entrée, Votre Cœur a été blessé pour nous y faire habiter à l’abri des agitations du dehors, » et ailleurs il s’écriait : « Oh! Qu’il est bon et doux d’habiter dans ce Cœur » »  Le Sacré-Cœur de Jésus, Mgr Gauthey, 1922, p.272. 
 
« Saint Antoine de Padoue, reprenant la pensée de saint Augustin, s’exprime encore plus clairement : « Si le Sauveur a voulu que son côté fut ouvert, c’est afin que la colombe, c’est-à-dire l’âme religieuse, pût arriver par là jusqu'à Son Cœur et y établir sa demeure. » Le Sacré-Cœur de Jésus, Mgr Gauthey, 1922, p.273.
Alors, comme l’Église, le royaume de France est sorti du côté percé de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Nous entrons dans Son Sacré-Cœur comme un refuge mais pour y entrer, il faut laisser à la porte toutes les affections que le Cœur de Jésus ne veut pas abriter et bénir. 
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