samedi 8 juin 2013

LMPT : «...hier nous avions le feu vert pour tirer sur la foule* » - Témoignage


Nous sommes le peuple, nous sommes la France
Avant de commencer je tiens à me présenter, je suis mineure, j’ai 17 ans.

Dimanche soir après la dispersion officielle de la manifestation, je suis rentrée à la maison accompagnée d’une amie. Voyant les nouvelles montrant ce qui se passait aux Invalides, et voulant aller aux veilleurs, je décidai avec ma sœur d’aller sur place. Nous sommes arrivées sur les lieux vers 21h45 et derrière nous le cortège de CRS s’est fermé. Nous étions donc dès le début enfermées et on ne pouvait atteindre le groupe des veilleurs, ne les voyant même pas. De nombreux feux de joies étaient allumés et des chants scouts et français résonnaient dans l’air. Une ambiance joviale et saine régnait. Les CRS commençaient à charger progressivement et nous reculions sans savoir trop quoi faire. Après de nombreux gazages injustifiés brulant les yeux faisant tousser atrocement, nous nous retrouvons tous un peu éparpillés. Nous nous rendons alors compte que nous ne sommes plus très nombreux, que la plupart des grands gaillards sont partis. Ensuite un mouvement de foule de manifestants à lieu vers la droite des Invalides. Les policiers en civil se jettent directement sur eux etnous ne comprenons plus rien : policiers, CRS et manifestants sont mélangés. Apeurées nous allons donc voir un CRS qui parlait tranquillement avec cinq autres jeunes (tous emmenés en GAV par la suite) et nous lui demandons comment cela se fait qu’il y ait autant de CRS et ce que nous étions sensées faire pour partir. Il nous expliqua, gentiment, que cela faisait 21 jours qu’ils étaient mobilisés pour « la Manif Pour Tous » et qu’à cause de cela, il n’y avait plus qu’une troupe en cité (sur les trois troupes habituelles). Nous sentîmes monter l’atmosphère et entendîmes la première et dernière sommation. Le CRS nous indiqua le chemin pour sortir. En s’y dirigeant nous nous sommes retrouvées face à un garçon de 15 ans avec la tête ensanglantée qui appelait ses parents parce qu’il venait de se faire frapper alors qu’il cherchait la sortie. Autour de nous bourdonnaient de très nombreux policiers en civil remplis d’une haine, d’une violence inimaginables et incontrôlables. En effet, ils tapaient dans tous les sens, et toute la foule autour, y compris les caméras des journalistes, en a subi les conséquences. Ils étaient à 5 contre 1. Lorsqu’on leur demandait où nous devions aller pour sortir ils nous lançaient « Ta gueule ou je te gaze » avec les gaz lacrymogènes à moins de 2cm de nos yeux. Nous nous sommes donc réfugiées sur un trottoir avec une vingtaine d’autres manifestants pacifistes, les mains en l’air. Des policiers en civil nous disaient de ne pas bouger et les CRS nous calmaient voyant notre inquiétude, répétant que nous allions pouvoir sortir. A ce moment- là un policier en civil s’approcha et nous dit que ceux qui voulaient quitter la place devait le suivre. Deux de mes amis passèrent devant, mais après avoir marché deux mètres en les suivant, une barrière de CRS s’interposa entre mes amis et moi, et on me fit signe d’attendre. J’étais donc avec une vingtaine de personnes derrière moi dans l’attente de sortir. Les CRS qui nous barraient le passage, nous ouvrirent le chemin vers un trottoir sur la gauche en nous disant « Ceux qui veulent sortir, allez par-là ». Nous nous retrouvâmes avec une cinquantaine de personnes qui étaient déjà là, encerclées, croyant qu’on allait nous évacuer. Très vite, les bruits coururent comme quoi nous allions être emmenés au poste et après deux coups de fils rassurant à mes parents croyant qu’il ne s’agissait que d’un contrôle d’identité, tout le monde s’échangea des numéros d’avocats « Au cas où, on je sais jamais ».
Il était 23h15 quand deux camions arrivèrent, et les rumeurs furent confirmées. Les policiers nous dirent qu’il ne s’agirait que d’un simple contrôle d’identité. Petits groupes par petits groupes nous fûmes acheminés aux cars. Détail surréaliste : nous étions chacune escortée par deux énormes CRS, comme de grandes délinquantes et en plaisantant nous leur disions « vraiment vous pensez qu’on va s’enfuir?». Après une rapide fouille faîte par des femmes, nous entrâmes dans un camion de douze personnes dont trois filles, escortés par des motos et des voitures de policiers, brûlant tous les feux rouges, jusque dans le 18ème où nous retrouvâmes les autres cars. Là après une attente de 25 minutes et une autre fouille, nous fûmes acheminées vers une grande cour et les 176 délinquants que nous étions commencèrent à parler, à chanter, à danser pour détendre l’atmosphère. Puis après 2h d’attente nous décidâmes d’aller faire la queue pour rentrer. Un policier nous informa entre deux portes à notre plus grande stupéfaction que c’était la garde à vue pour tous.
Ne voulant pas être séparée de ma sœur, je leur dis au dernier moment que j’étais mineure et ils me conduisirent dans un bureau pour un premier interrogatoire, me demandant entre autres si je voulais médecin et avocat. Ne sachant pas quoi dire je leur demandai si je pouvais appeler mes parents pour leur demander conseil. Ils me rétorquèrent avec mépris que je devais prendre une décision et qu’ils demanderaient à mes parents de confirmer. Après cela je fus dirigée vers une salle où il y avait une quarantaine de personnes entassées, et m’assis dans le couloir. Les blagues fusaient malgré l’ambiance plus que tendue ! Nous apprenons par les policiers, que nous allons être répartis
dans tous les commissariats de Paris. Je demande alors à être avec ma sœur mais la réponse reste un « non » catégorique. Les « dangereux délinquants » sont donc appelés petit à petit et toutes les personnes qui étaient passées en même temps que moi partent, y compris ma sœur.
Finalement, mon nom est prononcé, et étant mineure, je suis emmenée en fouille directement, dépouillée de soutien-gorge, lacets, bracelets, montre, écharpe, portable etc... Je suis alors emmenée dans une cellule, et je pleure. D’incompréhension, de tristesse, de ce profond sentiment d’injustice et surtout de grande peur. La gardienne m’appelle pour partir dans un commissariat parisien, elle vient me « délivrer », me disant de suivre deux policiers vers un camion à l’extérieur. Je me retrouve avec cinq autres sympathiques inconnus et nous sommes informés que nous partons vers le 2e arrondissement. Escortés à nouveau par deux voitures de polices et accompagnés de nombreux policiers dans le camion nous arrivons là-bas vers 4h30 du matin, et on nous annonce que le parquet ouvre à 9h. Que nous serons donc libérés vers midi et dans le pire des cas au cours de l’après-midi.
Etant mineure on me place dans une cellule seule, pas plus grande que 6m2 : trois murs de béton, une vitre pour être à la vue de tous, une banquette avec un mince matelas en plastique, une couverture « qui gratte », des murs remplis de graffitis, d’excréments et de sang et enfin une caméra braquée sur moi. Tout d’abord dégoûtée par cet univers je me couche en faisant attention de toucher au moins de choses possibles. Le sommeil arrive vers 6h du matin, je crois, n’ayant plus de moyen de connaître l’heure exacte. Une énorme lampe halogène était au-dessus de moi, restant allumée jour comme nuit, et un ventilateur bourdonnait dans un bruit infernal. Il faisait un froid de canard et après avoir dormi à peu près 1h30, je fus réveillée par un policier qui me dit l’heure (7h40), et me donna une brique de jus d’orange et un gâteau. La première attente commença. Croyant être interrogée vers 9h00 (heure d’ouverture du parquet), je me trouvais seule dans une cellule sans aucune notion du temps à attendre indéfiniment, à pleurer. Les heures défilèrent et désespérée, j’appelai un policier avec la petite sonnette. Deux minutes plus tard il vint me voir en me demandant la raison de mon appel. Je lui expliquai tant bien que mal que : je n’avais rien fais, je n’en pouvais plus, je voulais rentrer chez moi. Il me consola de l’autre côté de la vitre et revînt cinq minutes plus tard pour m’accompagner faire les empreintes et les photos. Ce qui fut assez extraordinaire, en allant dans le quartier des policiers, fût leur curiosité de me voir ici. Ils en riaient même : eux aussi cherchaient des explications et étaient étonnés de savoir que je venais de la Manif. Après une autre attente, pendant laquelle mes compagnons d’aventure faisaient à leur tour leurs empreintes, je fus menée dans le bureau du commissaire de police et j’eus un interrogatoire d’environ une heure. Il me soulagea énormément : j’eus le sentiment d’être comprise par des policiers plutôt gentils qui, à la fin de mon interrogatoire, m’informèrent que je pourrais sortir dans l’après-midi après que le magistrat ait reçu les 176 interrogatoires et ait prit sa décision.
Je suis donc reconduite en garde à vue à la grande surprise de nombreux policiers et commença alors la plus longue et lourde épreuve jamais connue. Attendre pendant neuf heures (entre mon interrogatoire et ma sortie), sans aucun motif. Etre passée du statut de lycéenne, à manifestante pacifique, à personne susceptible d’un contrôle d’identité, à détenue au commissariat et n’avoir commis aucun acte violent ou contraire à la loi entre ces étapes, était le sentiment le plus révoltant qui m’habitait. Croyant qu’ils ne pouvaient pas me garder plus de 24h, j’appelai souvent les policiers qui s’occupaient de nous tantôt pour leur demander l’heure, tantôt pour leur demander des nouvelles, tantôt pour aller aux toilettes... Seule, je devenais paranoïaque, le fait de n’avoir personne
à qui parler était insoutenable. Je mourrais de froid, de faim, de soif, incapable d’avaler quoi que ce soit et avais surtout une énorme boule au ventre due à la peur. Dans de telles conditions on devient très vite fou, et je le suis devenue, je pleurais d’un seul coup je me sentais extrêmement faible et vulnérable. Je perdais ma dignité, (et je passe les détails) en me retrouvant à taper et écrire sur les murs, à me faire mal. Folle de rage de devoir me battre pour des notions si élémentaires, pour des convictions de libertés, le seul sentiment qui me rassurait était la certitude de mon innocence. Je perdais toute notion du temps « cela fait-il 1h, 2h, 3h, que j’attends ? ». Les policiers avec lesquels je discutais me répétaient régulièrement « Vous êtes mineure, vous n’avez rien fait. Ce n’est pas normal mais bon on attend les ordres on ne peut pas faire autrement ».
Finalement, vers 21h, un policier en m’emmenant aux toilettes turques me dit qu’il avait vu mon père et que j’allais peut-être pouvoir sortir dans une dizaine de minutes. Mon cœur se desserra et je rentrai dans ma cellule en comptant sur mes mains les minutes qui passaient pour être sûre du temps. Une trentaine de minutes plus tard, pas de nouvelles, rien, puis 1h plus tard toujours rien. J’appelai alors un policier pour le supplier de me dire ce qu’il se passait et il me dit que mon père n’était sans doute pas là et que je me faisais sûrement une fausse joie. Ce fut un des pires moments de ces 23h ; non seulement parque j’attendais de sortir et ne voyais jamais la fin et en plus parce qu’avoir de nouveau son cœur qui se resserre davantage est intolérable Finalement, 15min plus tard, deux policiers arrivèrent en me disant de jeter tous mes déchets. Je dis « au revoir et bonne chance » aux cinq garçons dans leur cellule. Je retrouvai mon papa, et après un rappel à l’ordre, un des commissaires nous confia qu’il y était hier soir et que « les gardes à vue ont été faites dans une totale illégalité ». Cela fit beaucoup de bien d’entendre ça et il ajouta « Vous pensiez peut être qu’il ne s’agit pas d’une situation grave mais hier nous avions le feu vert pour tirer sur la foule ». Il est donc 10h25 quand ils me rendent mes effets personnels et que mon papa me glisse à l’oreille qu’il faut qu’on se dépêche de partir « Parce qu’on ne sait jamais ». Après leur avoir dit au revoir nous nous faisons raccompagner et le commissaire dans l’ascenseur nous confie qu’il n’avait dormi que 2h sur les dernières 72h, qu’il commence à flancher et qu’un de nous six resterait encore 24h. En sortant, je suis déboussolée. Il est 22H30, je suis libre je ne m’en remets pas, j’ai tellement rêvé de ce moment. Mais au fond de moi je suis plus révoltée et dégoûtée que jamais. Car cette expérience est honteuse ! Et qu’en plus des conditions précaires et injustes de mon arrestation et de ma garde à vue, je me retrouve menacée qu’elle se retourne contre moi. La France que chacun de nous représente m’a humiliée et ramenée à mon plus bas niveau. Mais ce qui est certain c’est que j’en ressors grandie, plus déterminée que jamais et surtout effarée par la situation. Nous sommes le peuple, nous sommes des jeunes (et moins jeunes) révoltés. Nous devons et nous voulons être entendus. Nous sommes innocents, battus, réprimés, humiliés mais nous sommes la France.

Un lecteur me communique :



21 commentaires:

  1. Je ne sais plus quoi dire après cette lecture.
    C'est tout simplement hallucinant.
    Ils deviennent fous.
    A faire circuler le plus possible.

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  2. Oui, à tous, faites circuler le plus possible !!

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  3. Je suis écoeuré et triste en colère face a ces actes remake de l'Allemagne nazi et de l'époque stalinienne. Il va falloir s'insurger contre le gouvernement qui n'est plus légitime. Agissons comme les polonais a Varsovie en 1943. La France est prisonnière du totalitarisme socialiste. RÉSISTANCE RÉSISTANCE RÉSISTANCE.

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    1. On pourrait presque remercier les CRS de ne pas avoir tiré sur les jeunes Français sans histoire. Car ils avaient le feu vert. "Feu vert" et non un "ordre d'exécution" ce qui me parait ambigüe, voir lâche. Les chefs laissent aux exécutants la liberté de tuer ou pas, en conscience. Ils laissent cette responsabilité à leurs troupes. Ces chefs sont des Pilates. C'est effrayant cette façon de mener ces hommes. Un seul tire et c'est un massacre.

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  4. il n'y a ni torture ni camp ni exécution ... jusqu'à présent en france il n'y a eu d'execution que par des musulmans - y compris par un "français de souche" -contre des "blancs-kouffar" et des juifs
    lisez chalamov ..
    en lisant ce témoignage je me dis que c'est sans doute ce qui a manqué à cette jeune pour qu'elle ait si peur

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  5. pas de torture ?

    L'attitude des CRS y ressemble. Elle est tout aussi bien psychologique que physique (la saleté : urine, sang, excréments dans une pièce trop petite pour y respirer, lumière nuit et jour, une caméra au-dessus d'elle, etc.

    Les annonces des policiers qui lui font espérer une proche libération, qui sont destinées à briser la victime transformée en délinquante dangereuse et l'angoisse dans laquelle elle plonge en réalisant que ce n'était qu'un mensonge pour la faire davantage souffrir par une profonde angoisse ressentie, jusqu'à éprouver un sentiment effroyable de perdre la raison. J'appelle ça de la torture !

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  6. mauvais traitement ... pas loin de la torture mais pas de la torture

    ils ont joué sur la fragilité de cette jeune fille, fragilité due a son âge et au fait qu'elle n'était pas préparée à vivre de telles choses

    c'est révoltant mais pas la même chose que la torture

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  7. Définition du dictionnaire Larousse :

    Torture :

    "Tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales sont intentionnellement infligées à une personne."

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  8. "aiguës" ...

    a Beslan les enfants ont été privé de boire sous la chaleur pendant trois jours
    ailleurs on frappait au nerf de boeuf ou on écorchait vif ..

    l'intentionnalité de ces mauvais traitement rend insupportable ce qui se passe en France, c'est déjà bien suffisant pour que n'importe quel militant des droits humains se réveille !



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  9. Béatrice Bourges se trompe aussi en faisant référence à la Rose Blanche : il n'y a pas de plan d'exécution de masse ( de personnes nées j'entends), là est toute la différence,

    cette erreur n'a de toute façon aucune importance contrairement à ce que voudrait faire croire Hollande, parce que l'on n'en est plus à la phase "image des discours"

    je trouve plutot dommage de ... surestimer le pouvoir en place : Meric ne savait meme pas se battre pour de vrai, les hommes politiques en place vomiraient tripes et boyaux s'ils voulaient torturer vraiment

    le vrai danger est que tout ce mouvement profite à ceux qui ont vraiment l'ambition et les .. nerfs

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  10. C'est fou cette histoire ! Manuel Gaze est vraiment dangereux !

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    1. La Révolution de 1789, comme un retour de flamme ?

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  11. Les responsables, ce sont les membres de ce gouvernement pourri moralement, acquis à la solde de l'hyper classe mondiale. Des personnes qui sont hostiles et nuisibles au peuple français, à notre culture et à notre civilisation. Valls n'est que le bras armé, et le cerveau malade de cette étrange bouffonnerie. Il faut y ajouter ce président fantoche de Hollande dont la moralité est là aussi sujette à caution.

    Fabrice Petit

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  12. Etienne Chouard sur la Dette et le projet de Constituante - Extraits choisis :
    « Nous ne sommes pas citoyens. Nous ne sommes qu'électeurs. »
    « Je ne parle plus de crise, parce que c'est un coup d'état. Une crise est un accident. Là, c'est pas du tout un accident, tout se passe comme prévu. Je pèse mes mots ! Nous sommes fous de parler de crise dans ce qui est objectivement un coup d'état bancaire, privé, anti-républicain, anti-démocratique. Nous devrions être en insurrection (insurrection pacifique, non-violente) [...] »
    « On nous présente aujourd'hui comme une catastrophe imprévue ce qui est construit sciemment par nos parlementaires depuis 40 ans. On se moque de qui ? Si je dois résumer, le problème de la dette publique, je vais utiliser un gros mot : le mot "fascisme". C'est un mot violent, qui décrit une période extrêmement brutale de notre Histoire, mais qui n'est pas du tout fini. Les méthodes ont changé, elles sont moins brutales en apparence. Mais l'objectif du fascisme qui était de mettre l'état à la disposition des plus riches, leur permettant ensuite de supprimer les syndicats, de se débarrasser des résistances des salariés pour que les salaires puissent être aussi bas que possible, sans contre-pouvoir, ce projet fasciste est absolument d'actualité. Les institutions européennes ont été voulues, écrites et financées par les mêmes qui ont financé (bip). »
    « Nous, on régresse [...]. On accepte leur vocabulaire. On continue à parler de Démocratie. On défend le suffrage universel comme si c'était une Vache Sacrée, alors que c'est [justement] le suffrage universel qui, depuis 200 ans, permet aux riches d'acheter le pouvoir politique, et de concentrer les pouvoirs [...] »
    « Nous devrions être protégés par la Constitution, [mais] nous laissons écrire ce texte protecteur par ceux dont elle devrait nous protéger ! »
    « Il nous faut une Assemblée Constituante d'où les acteurs professionnels [de la politique] seraient exclus. Il ne faut pas d'homme de parti, ni parlementaire, ni ministre, ni juge, ni banquier, aucun homme de pouvoir. »
    « Je suis nationaliste parce que si je perd la Nation, je perds ce que Robespierre m'a donné comme outil pour résister à Monsanto »
    « Il faut prendre le problème à la racine [...]. Les injustices sociales [...] ont une racine commune qui est notre impuissance politique, qui ne tombe pas du ciel : elle est programmée dans un texte dont nous nous fo.ut.ons. Je suggère que nous arrêtions de nous en fo.utr.e. » 23/02/12 bit.ly/yd49dm

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  13. Je suis à fond avec le mouvement LMPT mais j'en ai vraiment marre des témoignages de "pleureuses" qui racontent leurs arrestations et leurs GAV. Bien sur que c'est pas marrant, que la police frappe les manifestants, mais ca c'est pas nouveau. Vous avez sans doute jamais manifesté ou milité avant, c'est sans doute pour ca que vous êtes étonnés. A chaque manifestation ou événement je m'en rend compte: il y a ceux qui ont déjà milité qui savent que c'est pas un jeu et qui partent quand il faut et les troululus qui restent alors que le dispositif se resserre et que les crs s’apprêtent à charger. Ca fait quelques mois que les manifs ont commencé, vous devriez comprendre avec le temps! Le témoignage aurait du se borner à la confidence du commissaire qui, si elle est vraie, est explosive.

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    1. Bonsoir anonyme,
      vous n'êtes pas obligé de lire tous les témoignages de GAV. Celui-ci appartient à une mineure qui a vécu son baptême du feu. Il est précieux, il en dit long pour ceux qui n'ont pas vécu une telle expérience et qui peut-être la vivront.
      Ne jouez pas le blasé, ou les fiers-à-bras laissez à chacun vivre ses expériences, surtout les très jeunes filles. Pour celui ou celle qui la vit, elle est importante.

      Pour la confidence du commissaire, soit il a voulu lui faire peur, soit c'est vrai. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut la considérer comme une menace...

      Pour ma part, côté militantisme... vous ne devez pas connaître mes deux blogs dont l'un est un blog de reportages photos :

      http://anne-kerjean.blogspot.fr/

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  14. Je vous plussois anonyme du 11 juin. Au collège j'ai eu les manifs contre Le Pen de 2002, puis au lycée, le CPE, puis en fac la LRU, puis les retraites. Lors des manifs LRU, être un étudiant étiqueté de gauche suffisait pour se faire contrôler un peu n'importe où et n'importe quand.
    A chaque fois plusieurs amis finissaient en GAV (moi jamais... je cours vite et connais les rues de ma ville mieux que les CRS peut-être), à chaque fois les témoignages étaient violent. La GAV c'est fait pour faire peur, pour dissuader, pour réprimer (on n’atterrit pas en GAV par hasard, mais souvent on ne va pas plus loin). La justice en France, c'est pas une affaire de bisounours, c'est dur, humiliant pour les accusés, c'est froid et impersonnel. Le problème, c'est que dès qu'on essaye de concevoir la justice autrement, y'a toujours un petit malin (de droite souvent) pour crier au laxisme.

    Et parmi tous les LMPT qui finissent en GAV, combien se révoltent contre les contrôles au faciès et humiliations quotidiennes que subissent de nombreux jeunes en banlieue ? J'ai vu des gamins de quinze ans se faire contrôler trois-quatre fois par jour par une demi douzaine de CRS peu amènes (en allant et revenant du lycée), et ils ne manifestaient pas non plus eux.

    Enfin, désolée mais si. Manifester après un mot d'ordre de dispersion, c'est illégal. Manifester contre une loi qui a déjà été votée... c'est pas forcément illégal, mais c'est normal que les flics y soient hostiles.

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  15. Ce témoignage ne m'étonne nullement.

    La Franc-Maçonnerie figure parmi les organisations ayant le plus oeuvré pour l'adoption de la loi Taubira.

    Or c'est dans la police que l'on trouve la plus grosse proportion de francs-maçons...

    Utilisez la force d'internet pour diffuser ce genre de témoignages. C'est la seule alternative que nous avons afin que la France sache.

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  16. Je ne suis pas franchement surpris non plus par ce témoignage mais il faut le partager pour montrer le visage du fascisme en France.

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  17. Serge Delaval Estimez vous heureux, le bouffon n'a fait que reproduire l'ordre du lieutenant colonel De Gaulle, la seule différence c'est que Valls n'a pas fait tirer sur la foule comme le 26 Mars 1962.( 100 morts environ). Mais je pense que cela viendra. Comme disait Audiard, les cons ça osent tout

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  18. Ben moi j'avoue que j'ai du mal à y croire. Pas qu'il ait dit ça, mais que ce soit vrai. J'opte plutôt pour une exagération du commissaire, peut-être ré-exagérée par la fille, un peu remontée à sa sortie de garde à vue. Pour élargir le sujet j'ai fait toutes les manifs et les veilleurs, et j'ai plusieurs fois entendu des jeunes que je connais, très catholiques qui plus est, se vanter d'avoir provoqué les flics après les manifs. De même, entretenir toutes ces plaintes me semble un peu exagéré. On manifeste, on en supporte les conséquences. Faut arrêter de déconner, on n'a pas un gouvernement violent : on a un gouvernement qui ne nous aime pas et qui le montre, c'est tout. Je pense qu'on n'a rien à envier à la gauche, et que manifester intelligemment et paisiblement est plus juste qu'imiter la CGT ou les anarchistes.

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